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Les voix·es furtives
Les voix·es furtives est un projet artistique qui se déploie sur le quartier du Neuhof. Celui-ci s’appuie sur la Charte du Verstohlen écrit par Cynthia Fleury et Antoine Fenoglio. Le terme allemand « verstohlen » (furtif, discret) désigne une manière d’habiter le monde avec attention, en préservant des biens essentiels à travers des gestes sensibles plutôt qu’imposés. Publié en 2022, ce manifeste identifie des biens communs fragiles mais essentiels (silence, horizon, santé mentale, temps long, liberté d’usage…).
En prenant cette charte comme point de départ, nous imaginons déployer plusieurs interventions dans le quartier du Neuhof à travers des ateliers d’écriture, d’impression d’enquêtes sensibles, de balades sonores ou de documentations photographique et phonographique. Les habitant·es sont amené·es à questionner et réinterroger leurs lieux de vie intimes et collectifs en explorant ce qui compose leur quotidien, ce qui les inspire, les relie aux autres et participe à leur bien-vivre.
Cette initiative est déployée sur 3 années, de 2026 à 2028, dans le cadre d’un appel à projet portant sur une résidence-mission artistique arts, culture & santé mentale pilotée par la Ville de Strasbourg en coopération avec la Maison urbaine de Santé du Neuhof, le Centre Social et Culturel du Neuhof, la Médiathèque Neuhof ainsi que l’Université de Strasbourg.
contact : lesvoixesfurtives@proton.me
Elisa Ostertag
Diplômée d’un master en édition avec mention à la Haute Ecole des Arts de Strasbourg, Elisa Ostertag est artiste-poétesse. Son travail se situe à l’intersection de l’édition, de l’écriture, du graphisme, de l’image et de l’objet avec une attention particulière portée au soin, au rituel, à la transmission et aux expériences situées. Elle se nourrit des lieux et des contextes dans lesquels elle travaille : centres sociaux, structures associatives, lieux de soin et des histoires que les personnes y partagent. Ses projets prennent la plupart du temps la forme d’éditions, de performances, de lectures ou d’ateliers, toujours dans l’idée de co-création et de soin partagé. Elle s’intéresse aux récits individuels et collectifs, aux croyances, aux traces des expériences passées et présentes, et à la manière dont elles se régénèrent dans l’espace commun.
Elle est également active dans plusieurs collectifs spécialisés dans la réalisation d’objets d’édition et utilisant des techniques variées telles que la sérigraphie, la typographie, la risographie et autres techniques d’impression artisanale. Elle co-dirige également le festival Les Habité.es, mettant principalement en valeur des musiques et créations artistiques singulières, ainsi que le salon La Chèvre, évènement dédié à l’édition indépendante et aux rencontres entre artistes, auteur rices et publics autour du livre comme espace de création.
Stéphane Clor
Stéphane Clor possède une double formation en musique et en arts plastiques. Il est diplômé de l’Académie Supérieure de Musique de Strasbourg (HEAR) ainsi que de l’Universität für angewandte Kunst de Vienne. Ce parcours l’amène à explorer différents champs du paysage contemporain de la création sonore. Si l’expérimentation et l’improvisation constituent sa matière première, il s’intéresse également à des formes hybrides de structuration et de composition, en dialogue avec des problématiques liées à la mémoire, à l’écoute et à la manière dont nous habitons et concevons nos espaces. Sa pratique combine instruments à cordes, enregistrements de terrain et systèmes électroniques rudimentaires, dans des configurations allant du solo au grand ensemble. Il s’intéresse tout autant aux contextes intimes qu’aux formes collectives et collaboratives, où la musique devient un vecteur de partage et d’attention au sensible.
En parallèle de son travail artistique, il a cofondé la coopérative de pensées sonores Dreieck Interférences, qui développe et soutient des initiatives locales et internationales autour de la création sonore. À travers ce cadre, il prend part à l’organisation du festival Les Habité.es, qui explore les liens entre son, territoire et pratiques collectives